Un véhicule pour son activité de kiné : louer ou acheter ?

Pour se rendre à son cabinet, au domicile de patients ou dans un établissement, le kinésithérapeute libéral a logiquement besoin d’une voiture, d’un scooter ou d’une moto. Pour acquérir ce véhicule, plusieurs options sont disponibles, à comparer selon leurs atouts comptables et les critères de chaque praticien.

La location et le leasing font leur chemin chez les kinés

Auprès des kinés comme auprès de tous les professionnels de santé, l’idée d’acquérir un véhicule en location se renforce. Avec le leasing, autrement dit crédit-bail ou Location avec Option d’Achat, vous « achetez » votre voiture neuve en la louant entre 2 et 6 ans. A la fin de la location, vous pouvez acquérir le véhicule, qui intégrera alors votre actif. Pour déduire les kilomètres effectués à titre professionnel, vous pouvez retenir l’option des Indemnités kilométriques ou celle des frais réels, selon les conseils de votre comptable. L’application des frais réels pour le véhicule en leasing, le fait passer obligatoirement à l’actif.

En fonction de votre activité de kinésithérapie et de votre lieu d’exercice, la souplesse de la location de courte durée peut être intéressante. Dans ce cas, les frais réels s’appliquent alors en comptabilité.

Les formules de location automobile se montrent intéressantes, essentiellement pour les kinésithérapeutes exerçant en libéral en zone urbaine et faisant moins de 17 000 km/an :

  • Les charges de la voiture sont lissées, sans frais imprévus (attention aux modalités du contrat que vous signez) ;
  • Les loyers sont déductibles, en fonction d’une quote-part pro/perso ;
  • Il y a toujours un véhicule disponible, récent, fiable, maintenu en bon état ;
  • Vous avez généralement un véhicule de remplacement en cas de panne ;

Cependant, les locations ont aussi des inconvénients :

  • Tous les modèles de véhicules ne peuvent pas être disponibles ;
  • Les contrats demandent une grande vigilance par rapport aux clauses, au kilométrage, aux réparations…

 

Avec l’achat, kiné et propriétaire

Que vous achetiez comptant ou à crédit le véhicule nécessaire à votre activité libérale, vous pouvez déduire son montant TTC sur un amortissement comptable, de 5 ans pour un véhicule neuf. Le montant déductible est plafonné : jusqu’à 30 000 € TTC pour des véhicules « propres », 18 300 € pour les véhicules émettant entre 60 et 155 gr de CO2/km ou 9900 € pour les véhicules qui rejettent plus de 200 gr.

Au cours de la 1ère année, notez tous les frais et kilomètres liés à l’utilisation du véhicule à titre professionnel avant de choisir avec votre comptable la déduction des frais réels ou le régime des indemnités kilométriques. Cela dépendra des km effectués pour les interventions à domicile ou en établissements. Chez Compta Santé, nous avons constaté que les IK sont généralement plus avantageux pour les kinésithérapeutes libéraux faisant plus de 12 000 km/an.

L’acquisition d’un véhicule présente des atouts :

  • Vous êtes libre quant au choix de votre véhicule, neuf ou d’occasion et vous en êtes totalement propriétaire ;
  • Le coût final est souvent plus avantageux qu’un leasing
  • Vous pouvez déterminer et ajuster les mensualités de votre crédit ;
  • Vous déduisez les intérêts de votre emprunt, en respectant la quote-part pro/perso ;
  • Vous n’avez pas à vous soucier d’une limite de kilométrage ;
  • La reprise de ce véhicule facilitera une nouvelle acquisition.

En inconvénients :

  • Votre véhicule est saisissable par vos créanciers ;
  • A la revente, la plus-value sera imposée.

Si vous êtes en position d’achat de véhicule, n’hésitez pas à comparer devis de concessionnaires et contrats avec l’aide d’un cabinet comptable. Selon les options possibles en comptabilité et vos besoins dans l’exercice de votre activité libérale, un conseiller, spécialiste des professions de santé, peut vous mettre sur la bonne voie !